Bouzinga: Alain Giresse, ce si "petit" géant...
Alain Giresse, membre du "carré magique" de l'équipe de France.
Qui a oublié France-Allemagne 1982, demi-finale de coupe du monde à Séville et cette image d'un Giresse fou de bonheur courant torse en avant, bras levés après son but inscrit à Schumacher ? Cette image-là fait partie de l'histoire, de la légende des Bleus. Tout comme l'homme d'ailleurs. Ce girondin pur souche a longtemps évolué au sein des Girondins de Bordeaux (1970-1986), club phare des années 80. Milieu de terrain à la technique ciselée, il a disputé 586 matchs en D1 (record pour un joueur de champ) et a grandement contribué aux heures de gloire du club au maillot marine et blanc(159 buts inscrits pour Bordeaux). Champion de France 1984, 1985 et 1987, vainqueur de la coupe de France 1986 et 1987, demi-finaliste de la coupe des champions 1985 (contre la Juve de Platini), sa carrière en club fut des plus riche et alors qu'on le croyait lié à vie avec les Girondins, c'est avec l'OM de Bernard Tapie qu'il termine sa carrière (1986-1988) lançant les bases du grand club sudiste. 47 sélections en équipe de France avec un titre de champion d'Europe 1984, deux demi-finales de coupe du monde (1982 et 1986) . Il forme avec Platini, Tigana et Fernandez le fameux "carré magique" du milieu de terrain tricolore. Il va même titiller Paolo Rossi au classement du ballon d'or en 1982 (deuxième). Il connait sa dernière sélection sur la défaite face à la RFA en demi-finale du mundial mexicain de 1986. Une fois les crampons remisés, il entame une carrière d'entraîneur qui va le mener de Toulouse au Gabon, en passant entre autre par le PSG, Le FAR Rabat, la sélection de Géorgie. Comme un symbole, c'est son fils Thibault, milieu de terrain à Amiens qui a pris la relève sur les pelouses du championnat de France.